Tribune de Nicolas Ederlé dans Les Échos

La concurrence de Shein concentre aujourd’hui beaucoup des débats sur l’avenir de la filière habillement.

Mais elle révèle peut-être surtout une question plus structurelle.

Depuis plusieurs mois, les défaillances se multiplient : Jott, IKKS, Kookaï, Jennyfer…
Bien sûr, l’inflation, la seconde main ou l’e-commerce jouent un rôle. Mais ces évolutions masquent souvent une fragilité plus profonde.

Pionnière de la mondialisation des échanges, la filière textile-habillement a progressivement distendu ce qui faisait sa force industrielle.

Au fil des années, la logique d’optimisation individuelle a souvent pris le pas sur la consolidation collective :
• Chaîne de valeur fragmentée
• Multiplication des intermédiaires
• Centres de décision éloignés de la production
• Relations davantage transactionnelles que partenariales.

Dans ce contexte, l’arrivée d’acteurs très intégrés et extrêmement rapides comme Shein agit surtout comme un révélateur de vulnérabilités structurelles.
D’autres segments, maroquinerie, textile technique, ont montré qu’une filière pouvait se structurer, consolider ses capacités critiques et recréer de l’emploi.

Le moment n’est-il pas venu de reposer collectivement la question de l’organisation stratégique de la filière habillement ?

Avec Laurent Vandenbor, nous revenons sur ces enjeux dans une tribune publiée par Les Echos, rubrique Idées & Débats – Le Cercle.
La tribune complète est à retrouver ici.

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